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La Lettre n° 54 | Dans les centres et les services | Départs à la retraite
Danielle Bohn
Crédits : Laurent Dappe
par Catherine Redon

Danielle Bohn

C’est avec émotion que nous nous sommes retrouvés nombreux autour de Danielle Bohn, ce jeudi 14 juin, pour fêter avec elle son départ à la retraite et la remercier d’avoir contribué durant 39 années à la vie de l’EHESS.

Danielle est entrée à l’EHESS à la fin de l’année 1973 comme intérimaire. Son efficacité ainsi que ses qualités humaines ont immédiatement été remarquées par ses collègues et elle n’a plus jamais quitté l’établissement dans lequel elle a été titularisée en 1986. Le parcours de Danielle caractérise de façon exemplaire les évolutions de l’École : elle a su accompagner les changements de l’institution et contribuer à sa modernisation au fil du temps. Il faut également rappeler l’étendue des tâches qui lui ont été dès le départ confiées et qu’elle a toujours accomplies avec succès : notre collègue a débuté sa carrière au service des traitements où elle avait en charge la gestion d’environ 500 personnes d’abord comme dactylo chiffres, puis en tant qu’aide comptable. Elle gérait alors la frappe des fiches de paie, calculait le traitement des agents rémunérés sur le budget de l’École, traitait les congés maladie et maternité pour l’ensemble des personnels, validait les services des personnels titulaires….

En 1984, Danielle Bohn a rejoint le service intérieur où elle exerçait les fonctions de secrétaire financière et adjointe du chef de service. Dans ce cadre, elle a participé à la création du « Service Achat » centralisant tous les besoins des services généraux et de la présidence, elle a suivi les marchés publics concernant les travaux, les fournitures, elle a géré les contacts avec les entreprises et les fournisseurs, réparti et organisé le travail des agents affectés à l’entretien des bâtiments. Elle a organisé des réceptions prestigieuses comme la conférence Marc Bloch ou encore la remise de l’épée d’académicien de Fernand Braudel. Sa rigueur, son sens de l’organisation et son autorité lui ont conféré la confiance de ses supérieurs hiérarchique. Elle a encore étendu ses connaissances et son expérience du fonctionnement de notre École lorsqu’elle a ensuite successivement été nommée gestionnaire administrative du DEA sciences du langage et du Centre de linguistique théorique, puis de la bibliothèque du Centre d’études africaines.

En 2001, Danielle a intégré le service de la scolarité alors placé sous la direction d’Himalaya Caracena. Accueillie par une équipe très performante et soudée, elle a immédiatement su trouver sa place dans un service qui gère annuellement la scolarité d’environ 2 700 étudiants. Elle a suivi les évolutions du service, la mise en place du LMD, la disparition des outils de gestion « maison » remplacés par un outil plus complexe, Apogée, faisant toujours preuve de ses qualités d’adaptation exemplaires.

Son expérience lui a permis de s’accommoder sans problème aux contraintes du service : être patiente avec les étudiants étrangers afin de comprendre leurs demandes, à l’écoute de l’ensemble des étudiants qui expriment tous des besoins différents et avec les enseignants qui les dirigent. Elle a sans cesse été une oreille attentive aux desideratas de chacun et a contribué à la mise en place d’un dialogue permanent au sein du service.

Sa compétence a été unanimement reconnue et il est certain que les graves problèmes de santé qu’elle a connus l’ont freinée dans la poursuite de son évolution de carrière.

Je connais Danielle depuis douze ans comme collègue et depuis plus de quatre ans comme collaboratrice, depuis que j’ai la responsabilité du service de la scolarité. J’ai pu apprécier ses qualités humaines, sa générosité et sa sensibilité, son courage et sa force face aux difficultés qu’elle a rencontrées et qu’elle a su surmonter. Aujourd’hui c’est avec tristesse que je vois partir celle qui a accompagné depuis bientôt quarante ans, avec quelques autres, déjà partis ou qui vont également nous quitter bientôt, l’évolution de l’École et à qui nous devons tant. Mais c’est aussi avec joie que je la vois se diriger vers une nouvelle vie qui lui laissera le temps de s’occuper de ses enfants, de profiter de son petit-fils, de voyager, de passer du temps auprès de sa fille en Guadeloupe….

Aujourd’hui, par ce mot, je luis dis toute mon amitié, toute notre amitié.